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Publié mercredi 22 janvier 2014 13:27 5873 Lectures

La Melhfa : l’atout vestimentaire de l’Auresienne

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En décembre dernier, la 3ème édition du Festival culturel national de l’habit traditionnel mettait à l’honneur la melhfa chaoui.

Cette robe traditionnelle portée par les femmes de la région des Aurès a, pendant longtemps, été supplantée par d’autres tenues vestimentaires, modernité oblige. Mais on assiste à un véritable regain d’intérêt pour la tenue traditionnelle algérienne d’une manière générale et, pour la melhfa chaoui en particulier, notamment dans les fêtes de mariage où elle est élégamment revisitée.

La melhfa, une robe flottante

La melhfa, el haf, el haïk, el dhedda, echtata, akhellal, adil, el houli, quel que soit le nom que l’on donne à cette robe traditionnelle, elle reste un élément vestimentaire indissociable de la femme chaouie qui le porte en toutes circonstances et ce, depuis des siècles.

La melhfa aurésienne est une robe de couleur sombre (noire ou indigo) ressemblant beaucoup aux robes portées par les femmes de l’Antiquité. En dessous, elle porte une chemise en cotonnade de couleur unie, avec des manches amples et coupée en un métrage de la femme qui le porte. Sur cette chemise, elle enfile une ou plusieurs robes, selon son rang social (fortune) et le temps qu’il fait. Ces robes sont également confectionnées à partir de tissus de couleurs sombres (marron, beige,…), rehaussées seulement par deux ou trois galons de tresses rose, jaune ou verte, cousus autour de l’encolure et au-bas du vêtement.

Le haf est drapé par-dessus les robes et maintenu sur les deux épaules par deux fibules en argent. A l’aide d’une longue ceinture, composée de plusieurs cordelettes en laine de différentes couleurs et liées ensemble qu’elle enroule autour de la taille, elle maintient le haf pour qu’il tombe juste au niveau des chevilles.

Bien-sûr, si la femme est une azriya (sorte de chanteuses, poétesses), elle porte une robe aux couleurs plus vives voire plus chamarrées.

La melhfa remise au goût du jour

Si, dans les montagnes, les femmes continuent à porter la melhfa telle que décrite plus haut, dans les cérémonies de mariages et autres fêtes, la melhfa est souvent remise au goût du jour, portée avec un brin de modernité et conçue de telle sorte à montrer la femme dans ses beaux atouts. En effet, de nombreuses mariées algériennes -qu’elles soient aurésiennes ou non- préparent pour leur « tesdira » (défilé du jour de noces) une melhfa, réalisée avec des tissus nobles, brodés et scintillants auxquels elles ajoutent de beaux bijoux.

Les grandes couturières redoublent elles aussi de génie créatif et d’imagination pour donner à cette robe une touche moderne, faisant de la melhfa une robe de fête au port facile.

Kamir B.