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Publié dimanche 30 mars 2014 07:50 3896 Lectures

Trousseau de la mariée : que de dépenses !

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Dès qu’elle est promise en mariage -parfois même avant-, la jeune fille se lance dans la préparation du trousseau. Une opération fastidieuse à tous points de vue : physique, moral et surtout…financier.

Le trousseau n’est pas l’apanage de la mariée algérienne. La dot existe dans toutes les sociétés et dans certaines plus que d’autres, elle fait beaucoup courir les prétendants.

En Inde, par exemple, une femme meurt toutes les heures à cause de la dot. Lorsque cette dernière n’est pas assez élevée, il arrive souvent que la mariée soit brûlée « accidentellement » par son mari ou sa belle-famille. Heureusement, ce genre de pratique n’existe pas chez-nous.

En Algérie, le trousseau de la mariée est constitué de beaucoup de choses. Il va du matelas en laine, aux draps et autres couettes, descentes de lit, choura, couverture et serviettes, en passant par les rideaux, les tapis, les tenues vestimentaires complètes avec chaussures et sacs assortis, les bijoux, les parfums, les produits de beauté et on en passe.

Des emplettes qui ruinent…

Lorsqu’elle travaille, la jeune fille consacre presque l’essentiel de son salaire au trousseau, remplissant pièce par pièce, les nombreuses valises -eh oui, il n’y en a pas qu’une- qui devront contenir ses achats. Mais souvent, il n’y a pas que son salaire qui y passe, toute la maisonnée s’investit dans les dépenses de la jeune promise, notamment lorsqu’approche la date butoir.

Inutile de préciser que le trousseau grève réellement le budget, surtout lorsque la mariée veut avoir le meilleur. Eh oui, pour ressembler à une princesse, il faut y mettre le prix. Les robes de la tesdira, qu’elles soient cousues sur mesure ou achetées en magasins, coûtent à elles seules les yeux de la tête (pas moins de 20 000 dinars chacune). Les chaussures sont à pas moins de 3 000 dinars et les pochettes aux alentours de 2 000 dinars.
Quant aux tenues traditionnelles (Djeba Fergani, caraco, bedroun, qouiyet, bernous,…), elles sont, elles aussi, incontournables même si elles sont onéreuses (à partir de 15 000 voire 18 000 dinars).

Cependant, toutes les futures mariées n’ont pas les mêmes moyens. Aussi, certaines n’hésitent pas à aller dans les quartiers populaires (Belcourt, Place des Martyrs, Bachdjerah,…) pour trouver quelques bonnes affaires et réduire les frais au maximum. En effet, pourquoi aller acheter ses draps, serviettes, tenues d’intérieur et on en oublie encore, à la rue Didouche Mourad, à El Biar ou à Hydra et payer le prix fort quand on peut avoir des articles moins chers ailleurs ? Certes, la qualité n’est pas la même mais souvent, on aime miser sur la quantité plutôt que la qualité histoire d’en mettre plein la vue aux autres, surtout à la belle-famille.

Entre tradition et modernité

Lorsqu’on est une jeune fille moderne, avec un mode de vie bien ancré dans son époque, il n’est pas évident de se plier à toutes les traditions familiales, sociales et culturelles héritées de nos aïeux. Pourtant, elles sont très nombreuses à faire des concessions pour faire plaisir ou encore pour ne pas s’attirer l’ire de la maman, des tantes, de la grand-mère ou même de la belle-mère, bien souvent encore très traditionnalistes.

Comment ? En combinant tradition et modernité, en en faisant un savant mariage. Par exemple, on échange bien volontiers le drap brodé, pièce incontournable du trousseau, contre des parures aux imprimés chatoyants achetées en magasins. Le matelas en laine est difficile d’entretien, alors on prend à la place un matelas orthopédique acheté en magasin. La chemise de nuit en satin blanc immaculé est remplacée par une jolie petite nuisette et on passe sur toutes les petites fantaisies qui, en définitive, parviennent à mettre tout le monde d’accord.

Moralité : si vous avez une fille, pensez à la doter très tôt et n’attendez pas qu’on vienne demander sa main pour le faire car, comme quelqu’un l'a dit un jour : « De nos jours, cela coûte si cher de marier sa fille que c’est le père de la mariée qui ne peut retenir ses larmes ».

Kamir B.