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Publié Jeudi, 02 Février 2012 05:30 264 Lectures

Femmes et jeux vidéo : une nouvelle page qui s’écrit

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« C’est une affaire d’hommes !». Voilà une déclaration aux relents bien macho que l’on a longtemps entonnée dans bien des domaines. On y retrouve pêle-mêle la métallurgie, la police, ou la politique, mais aussi, chose bien plus légère ; le jeu vidéo.Quand pour le monde du travail, la féminisation des corps de métier suit son cours lent et inéluctable, le jeu vidéo à eu beaucoup de mal à être envisagé par le public féminin. Premier divertissement dans les chaumières algériennes, le jeu vidéo prend une place écrasante dans le planning des loisirs des jeunes. Le piratage a notamment rendu les jeux largement accessibles, mais la gente féminine, elle, a longtemps fait de la résistance.

 

Des préjugés que l’on dépasse petit à petit

« Trop violents », « trop compliqués », « trop bizarres », les préjugés sur le monde vidéo-ludique n’ont pas facilité la transition. Dans une fratrie, c’est presque toujours le frère qui accapare la manette, et une méconnaissance profonde de ce que sont les jeux vidéos à souvent nourrie méfiance et rejet des filles vis-à-vis de ce divertissement. Avec le recul, et après moult études sur le sujet, nous savons de façon scientifique que les jeux vidéo stimulent l’intelligence, et diminuent les pulsions violentes des joueurs à travers leur effet cathartique. C'est-à-dire qu’ils servent à transférer les pulsions vers le monde virtuel, et sont en fait des freins à la violence physique, contrairement à ce que l’on a souvent entendu.

Les études démontrent aussi que le reclus social souvent décrié ne concerne qu’une minorité négligeable de joueurs, le jeu vidéo révèle leurs troubles mais ne les cause pas. Cette évolution dans notre connaissance des tenants et aboutissants des jeux vidéo a joué un grand rôle dans l’apparition d’une catégorie nouvelle de gamers :

Les « gameuses ! ».

Les gameuses voient leur nombre croitre, il s’agit le plus souvent de jeunes femmes qui ont découvert une nouvelle génération de jeux, conçus pour le grand public. La Wii, ou la Kinect, ouvrent le jeu vidéo à un public peu technicien, et permettent, lentement et surement, de voir apparaitre des joueuses occasionnelles qui égalent puis surpassent même des garçons qui se pensaient tous puissants.

Contrairement au sport, le jeu vidéo n’impose pas de catégories selon le sexe, seul compte le talent et l’entrainement. Les gameuses se focalisent majoritairement sur des jeux « intelligents » ou l’exploration, la réflexion, le scénario sont plus important que les flots de sang pixellisés. Professeur Layton, un jeu d’énigmes sur DS, a notamment séduit la majorité des filles auxquelles nous avons tendu la console de Nintendo (un public de jeunes universitaires pour la plupart). Oui, la gameuse est plus raffinée, plus précise, et plus réfléchie, comme quoi certaines constantes se vérifient toujours.

 




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